Thursday, June 30, 2005

On ne se blesse jamais en sauvant la veuve et l'orphelin!

Et oui! Encore une fois...

C'est avec la ferme intention de découvrir la Russie rurale qu'avec
Julie la nouvelle québécoise je me suis dirigé vers Vladimir et
Souzdal. Pour un nombre indéterminé de jours.

La ville de Vladimir se résume, selon le Lonely Planet, à une rue
principale et quelques petites secondaires, le tout dans une carte de
2 pouces par 5 pouces. Petite ville? Si pour vous 360 000 personnes
c'est petit, j'aimerais pas que vous fassiez une carte d'Alma selon
ces principes... On s'est promené paisiblement et nous nous sommes
assis sur le sommet d'une petite colline avec vue sur la rivière, la
forêt, la gare de train et la centrale nucléaire. Ça fait toujours
peur de voir que le nucléaire se retrouve dans des mains aussi
incertaines... (l'expression de la semaine: broche à foin. À appliquer
à toutes les sauces en Russie)

On a fait la rencontre d'un Vancouverien avec qui nous discutions en
anglais car son français était loin. Il n'en fallait pas plus pour
attirer une Vladimiroise parlant un excellent anglais (à part le "yer"
au lieu du "yes" et le "I experienced some positive emotions" au lieu
du "It was fun")
On s'est promené, on a mangé des blinis et on a fait nos adieux sur
une petite colline qui servait de mur il y a longtemps. Le genre de
rencontre qui n'arrive qu'en voyage. Entre étrangers, on s'ouvre
beaucoup pls facilement. C'est une faculté qui ne se retrouve pas
partout! (à Moscou par exemple).

L'hotel Vladimir (original comme nom, non?) était trop cher, 600
roubles pour une chambre sans chambre de bain on s'est dirigé vers
l'autre hotel. 520 roubles. Cheap. Par cheap, je ne parle pas du
prix... au moins, on peut prendre la douche sur la toilette. :D

Le lendemain, après un bon déjeuner à la même place qu'on avait
rencontré le Vancouverovien, je me suis foulé la cheville. J'aimerais
vous dire que je combattais un dragon ou je forçais pour ouvrir la
carcasse d'une voiture en feu ou encore que j'ai fait une chute de 35
étages. Non. Je voulais simplement montrer que la poubelle ressemblait
à un oiseau avec le bec ouvert. Bêtement. Une tuile un peu croche en
bas des escaliers. Crack!

Pas question de remettre le voyage. On est parti quand même à Souzdal.

Maudit que l'on a bien fait!

Après s'est rendu compte que les prix des hotels avaient un peu changé
dans le Lonely Planet, entre 1200 et 2500 roubles au lieu de 300-600
roubles, ( ça change le budget en maudit) on es parti à la recherche
d'une babouchka qui voudrait bien nous héberger. Le temps s'étant
couvert très rapidement, il fallait faire vite. Par contre, la
cheville et le fait que nous revenions d'un bain de soleil sur le bord
de la rivièrette (la langue russe et ses diminutifs-affectifs) nous
ont ralentis. Quelques personnes interrogées.. rien de concluant. Je
demande à une femme: elle se met à crier pour que son amie Olga qui
demeure loin de là s'approche. Jamais elle n'a hébergée d'étrangers
mais pour 300 roubles elle est prête à le faire. Wow!

L'hospitalité russe avec un grand H comme on le lit dans les livres.
Je ne peux pas vous écrire tout ce qu'elle a fait pour nous mais je
vous garantis que j'étais heureux. Malgré la douleur. Mercredi
avant-midi, comme il pleuvait, on est resté dans la maison à lire et à
regarder la télé. Lorsque le ciel s'est dégagé, nous avons quitté avec
un petit pincement au coeur, l'impression de quiter pour un monde plus
hostile, plus froid. Une petite marche avec la canne qu'Olga m'a donné
provenant de sa mère décédée il y a longtemps.

Le retour vers Moscou s'est fait sans anicroches.

À nouveau dans la ville où les enfants ne crient pas de joie...

Les prochains jours seront consacrés à la guérison de ma cheville. Je
vais en rofiter pour mettre mon nez dans mes livres.

chaslivo

Friday, June 17, 2005

Le Saguenay-Lac-St-Jean m'appelle!

Ah que ce fût bon!!!

Par une belle fin de journée, à Moscou, une gentille journaliste de
Chicoutimi (CBJ Radio-Canada) m'a téléphoné pour une petite entrevue
sur... moi!

Si vous êtes intéréssé(e)s à l'écouter en direct, le 18 juin
(demain!!) entre 8h30 et 9h00 (heures du Québec biensûr), vous n'avez
qu'à synthoniser le 93,7FM.

Pour ceux qui demeurent trop loin: une solution? Internet! Dans les
jours suivants, cette entrevue sera archivée sur le site internet de
Radio-Canada à l'adresse suivante :

http://www.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/Radio/beautemps.shtml

Dans un autre ordre d'idées, la vie en résidences est vraiment rendue
tranquille. Mon quotidien: jouer de la guitare avec ma mère italienne,
jouer au frisbee avec Beverly la New-Yorkaise et jouer au Monopoly
russe avec Ruslan, Mouslim et Génia (3 russes).

Je sais pas combien de personnes lisent ce blog mais à tou(te)s: j'ai
bien hâte de vous revoir la binette, où que vous soyez! Portez-vous
bien!

Wednesday, June 08, 2005

Maux de pieds et ile de Kigi

C'est d'un tres beau et pas cher cafe internet (ou les claviers sont
sans accents, biensur!) de St-Petersbourg que j'ecris ce petit
message.

J'ai decide d'ecourter mon voyage ici car mes orteils me font
souffrir... par contre, je peux dire que ca valait la peine. Et oui,
hier, nous (Charlotte l'autrichienne et moi) sommes alles a
Petrozavodsk, une ville que Pierre le grand a construite en 1703 en
meme temps que St-Petersbourg pour servir d'usine d'armes et de
'forgerie'(est-ce que c'est un mot ca? j'ai oublie la traduction du
mot foundry...) En fait, Petrozavodsk veut dire 'Usine de Pierre'. A
13h, apres m'etre promene pendant 3 heures dans la tres russe et tres verte ville, nous avons pris un bateau
pour atteindre l'ile Kigi. 1h15 pour s'y rendre, moins de 2 heures
pour se promener avant de reprendre le bateau. Je ne peux exprimer
avec mes doigts sur des touches de claviers la beaute de cette ile.
C'est un immense musee ou on peut trouver la majestueuse eglise
entierement construite en bois, sans clou metallique, avec ses 22
domes.

J'ai hate de vous montrer mes photos.

Malheureusement, mes orteils nuisent enormement a mon desir de visiter
St-Pet. J'ai tant de choses a voir mais me deplacer est devenu une
corvee... C'est pourquoi je reviens a Moscou plus tot, question de
guerir plus vite. Car si je veux aller en Egypte ou en Turquie dans 2
semaines, je dois etre top shape. De toute facon, St-Pet sera toujours
la, je vais probablement y revenir 2 ou 3 fois: a 35$ l'aller-retour
en train, c'est pas exagere...

A mon retour, je ferai une synthese des lieux visites ainsi que de mes
impressions generales de cette ville, malheureusement pluvieuse...